L’Inde est le deuxième pays le plus peuplé au monde, après la Chine, avec 1129 millions d’habitants en 2007 : cela représente 20% de la population mondiale.
C’est le 7° pays au monde par sa superficie ( 3,29 millions de kilomètres carrés ) avec une densité de population trois fois supérieure à celle de la France.
C’est un état fédéral, avec 28 états et 7 territoires qui se partagent 18 langues officielles.
Sa capitale est New Delhi.
L’ECONOMIE en INDELa moitié de la population est illettrée. L’espérance de vie stagne ( 63 ans en moyenne, beaucoup moins chez les intouchables et autres castes défavorisées )
300 millions de personnes sont sous-alimentées et n’ont pas accès à l’eau potable.
LA SANTE en INDE
Le secteur de la Santé Publique est très insuffisant : le régime public d’assurance maladie présente un caractère embryonnaire,et ne bénéficie qu’à 35 millions de personnes. Le droit social ne s’applique qu’à une infime minorité de travailleurs ( administrations et grandes entreprises privées, soit 7% des actifs ) La grande majorité des travailleurs relève du secteur informel, et vit dans la précarité , sans salaire régulier ( source : Mission d’information du Sénat Français 2007 )
Dans le domaine de la santé, les progrès sont lents et inégaux,car la santé publique est sous le contrôle de chaque état. Les dépenses sociales de l’état sont très insuffisantes ( 0,9% du PIB pour la santé…) la participation financière directe des usagers atteint 73% des dépenses totales de santé (source : rapport économique de l’Ambassade de France en Inde 2005 ) . 40% des malades hospitalisés ont dû contracter un prêt pour se faire soigner. Les pauvres tombent ainsi dans un cycle de dettes et de pauvreté encore plus grande, ou bien renoncent à se faire soigner (Courrier International,février 2008 )
La densité médicale est de 0,6 médecin pour 1000 habitants , variable en fonction des régions, beaucoup plus faible à la campagne, ou les médecins hésitent beaucoup à s’installer, découragés par les conditions précaires d’exercice. En France,3,3 médecins pour 1000 habitants, soit six fois plus de médecins disponibles pour la population…..
La pauvreté en Inde n’est pas seulement une question de revenus, mais aussi de statut social, et de position dans le système des castes : les valeurs traditionnelles indiennes sont fortement respectées,en particulier dans les campagnes et les petites villes qui représentent 70% de la population.
LE SYSTEME des CASTESLes principales religions de l’Inde sont :
Sources : « Le système indien des castes » de Robert Deliège Editions Septentrion
Et « Idées reçues sur l’Inde » de Pascale Haag Ed. Le Cavalier Bleu
Le système des castes concerne l’hindouismeL’ordre socio-religieux hindou, est un système complexe,comprenant quelque 3000 castes, et 25000 sous-castes,définies en fonction des activités professionnelles , se rattachant aux quatre catégories décrites ci-dessous, appelées « Varnas « ,hiérarchisées selon leur degré de pureté supposée . Ce système socio-religieux plurimillénaire, est une forme de structuration du monde, découle des « Lois de Manu »,un des textes fondateurs de l’Hindouisme,qui établit que l’Etre Suprême créa les hommes à partir de son corps :
L’organisation sociale indienne s’appuie sur un idéal d’ordre hiérarchique, justifié par des convictions religieuses,dans lequel chaque individu se voit assigné dans la société, un statut de naissance, auquel il doit se soumettre pour maintenir la cohésion sociale. Ceci justifie de grandes inégalités économiques et sociales. Mais les basses castes s’organisent de plus en plus en groupes de pression politiques. Elles fournissent aussi un support important, à travers les associations de castes, au renforcement de l’identité de caste.
Les frontières entre les castes restent fermées : l’idéologie du « pur et de l’impur « persiste, en particulier dans le monde rural..Les mariages intercastes restent exceptionnels,ceci dans toutes les castes, et quel que soit le niveau économique.
La Constitution Indienne interdit toute discrimination, dont celles fondées sur la caste ;elle a aboli l’intouchabilité, et conduit une politique de discrimination positive, avec des « quotas alloués » aux groupes les plus défavorisés dans trois domaines précis : le parlement,l’administration, et l’éducation. Mais cette politique, source de conflits, a une efficacité socio-économique, très faible : « elle permet l’accaparement par une minuscule élite, des faveurs,au détriment de la masse des défavorisés » (source : journal Le Monde, 26/01/08 )Mars 2008