Le cyclone THANE s’est déchainé entre le 29 et le 30 décembre 2011 sur la côte Est du Tamil Nadu, et particulièrement dans la région de Pondichéry, où se situent les villages de PMC (Health Center) et CMC. Les vents ont soufflé à plus de 180kms/heure; des trombes d’eau se sont abattues (25cm d’eau en 24 heures) faisant 50 morts dans la Région de Pondichéry (source : News-one-India). Beaucoup d’arbres sont tombés sur les routes, rendant la circulation impossible. L'électricité, le téléphone ont été interrompus, les cultures endommagées par les inondations, les barques des pêcheurs emportées. Les maisons « en dur » ont résisté, par contre les maisons en bois et en palmes ont été balayées par le cyclone.
Ceci alors que le tsunami de 2004, qui avait ravagé toute la région, est encore dans toutes les mémoires.
Par chance, les villages de PMC et CMC n’ont subi que des dégats matériels, et ne comptent pas de morts. Le Health Center (soutenu par l’Association Beatrice), construit en dur, a également résisté à la violence des éléments.
Le village de CMC (pêcheurs) dont les habitants attendent toujours la finition de leurs "maisons tsunami" a été beaucoup plus affecté. Les familles les plus pauvres (déjà les pieds dans l'eau à cause de la montée globale du niveau de la mer) ont vu leurs maisons englouties par la mer ou emportées par les vents ; heureusement on ne compte pas de morts dans les deux villages, la population ayant pu se mettre à l’abri dans les bâtiments en dur, grâce aux messages d'alerte.
Le village de PMC (dalit- ex-intouchables, où se situe le dispensaire) dans lequel vient juste de s'achever la construction des "maisons tsunami" a relativement mieux résisté, même s'il ne reste plus beaucoup d'arbres debout ! Ces deux villages avaient déjà été durement touchés lors du tsunami de Décembre 2004, et bien sûr, aucune assurance pour ces habitants qui perdent le toit précaire qui les abritait.
A ce jour, l'électricité n'est toujours pas rétablie dans ces villages, posant également des problèmes d'alimentation en eau. Leurs populations ont manifesté hier (12/01/2012) leur mécontentement et leur besoin d'aide auprès du gouvernement local en bloquant les routes.
La plupart des écoles ne rouvrent que ces jours-ci ; le dispensaire, construit « en dur » n’a été fermé que 3 jours, et a pu reprendre son fonctionnement grâce au groupe électrogène, et au dévouement du personnel soignant.
Enfin la ferme de FEED Trust, qui fournissait fruits, légumes et lait au centre nutritionnel, a été très endommagée : étable détruite, arbres fruitiers abattus, cultures vivrières inondées …ce qui va poser un problème d’approvisionnement pour les distributions de compléments alimentaires aux enfants des deux villages.
Ce sont hélas, les populations les plus pauvres qui sont les plus touchées par ces catastrophes "dites naturelles". Ainsi, les familles pauvres qui logent dans de l'habitat précaire (huttes en feuilles de palmier) sur les terrains identifiés par tous comme les plus exposés (plages, lit de rivière...) ont particulièrement souffert des vents de 180 km /h et d'une montée des eaux de plus d'1 mètre.
Bien entendu, pas d’assurances d’aucune sorte pour les villageois, qui ont tout perdu … et il semble que les phénomènes climatiques de ce type vont augmenter en fréquence et en intensité avec le réchauffement climatique……
(informations communiquées le 13 janvier 2012)
Ci-dessous, quelques photos de PMC :